Gare de l'Etat

Cliquez: Découvrez toutes l'actualités

Questions-réponses sur la loi pour le pouvoir d’achat


L’Acoss précise les modalités d’articulation de la réduction Fillon, de l’exonération spécifique sur le rachat des jours RTT, et de la monétisation du CET.

Dans un « questions/réponses » (non officiel) présenté sur son site www.urssaf.fr, l’Acoss apporte des précisions sur le rachat exceptionnel des jours de repos et la monétisation du CET, prévus par la loi pour le pouvoir d’achat du 8 février 2008 (v. Légis. soc. -Rému.- n° 50/2008 du 26 février 2008).

Articulation avec la réduction Fillon

L’Acoss précise comment s’articulent l’exonération spécifique issue de la loi sur le pouvoir d’achat et la réduction Fillon.

• En ce qui concerne le calcul de la réduction Fillon, les sommes versées au titre du rachat de jours acquis ou droits affectés au plus tard le 31 décembre 2007 ne sont pas prises en compte pour déterminer le coefficient de la réduction et le salaire sur lequel elle s’applique.

• S’agissant des jours acquis ou droits affectés à compter du 1er janvier 2008, sont retenus pour le calcul du coefficient de la réduction Fillon les sommes versées au titre du rachat de jours de repos pour les salariés en forfait jours et les droits affectés à un CET. En revanche, les rachats de JRTT ne sont pas pris en compte. Toutefois, les sommes neutralisées dans le calcul de la réduction Fillon correspondent à la valorisation des jours de RTT rachetés et majorés dans la limite des taux retenus pour l’application de la réduction Fillon (25 % pour les huit premières heures et 50 % au-delà). Si la majoration appliquée au rachat de jours est supérieure à ces taux, la différence entre le taux de majoration réellement appliqué et le taux retenu pour le calcul de la réduction Fillon entre dans la rémunération prise en compte pour le calcul du coefficient Fillon.

• Autre précision : l’Acoss considère que l’exonération spécifique pour le rachat des jours acquis ou des droits affectés au 31 décembre 2007 est cumulable avec les exonérations (dispositifs heures supplémentaires, réduction Fillon, etc.) applicables au titre de la rémunération principale. Selon l’Acoss, il y a lieu d’isoler les deux types de rémunération :

– celle au titre de laquelle sont appliqués les dispositifs heures supplémentaires Tepa et la réduction Fillon ;
– celle issue des rachats exceptionnels ouverts par la loi pour le pouvoir d’achat, qui bénéficie de l’exonération spécifique.

Précisions sur l’exonération spécifique

Pour le calcul de l’exonération spécifique prévue par la loi pouvoir d’achat pour le rachat de jours acquis au 31 décembre 2007, le montant de la majoration salariale est pris en compte dans la limite du taux maximal de majoration des heures supplémentaires applicables dans l’entreprise. Selon l’Acoss, il s’agit du « taux maximal de majoration applicable aux heures qui ont la nature d’heures supplémentaires au regard du Code du travail, ce qui s’apprécie indépendamment du jour de la semaine où elles sont effectuées ». En conséquence, lorsqu’un accord d’entreprise fixe un taux de majoration de 100 % pour les heures dites supplémentaires effectuées le dimanche ou les jours fériés, ce taux ne constitue pas un taux maximal de majoration applicable dans l’entreprise pris en compte pour le calcul de l’exonération spécifique.

Le droit à l’exonération spécifique prévue par la loi pouvoir d’achat est soumis à une double condition :

– les demandes des salariés doivent être formulées au plus tard le 31 juillet 2008 ;
– les journées ou les droits doivent être rémunérés au plus tard le 30 septembre 2008.

Les rachats qui donnent lieu à paiement après cette date ne pourront bénéficier ni de l’exonération spécifique prévue par la loi pouvoir d’achat, ni de celle de la loi Tepa, précise l’Acoss.

En cas de rupture du contrat de travail entraînant la rémunération des jours de RTT non pris au 31 décembre 2007, si le paiement intervient au plus tard le 30 septembre 2008, l’Acoss admet par mesure de simplification que l’exonération spécifique s’applique, même en l’absence d’une demande expresse de rachat de la part du salarié.


Monétisation du CET

Enfin, l’Acoss apporte des précisions sur la monétisation du CET.
Celle-ci peut porter :

– sur tous les droits affectés au 31 décembre 2007 au plus tard, sauf ceux correspondant à la cinquième semaine de congés payés, quelle que soit l’année de leur acquisition ;
– sur des droits non exprimés en temps (par exemple, épargne salariale et augmentation de salaire) ou sur l’abondement de l’employeur, excepté lorsqu’un accord préexistant prévoit que seule une partie des droits affectés au CET peut faire l’objet d’une monétisation.





 Parution le , 09/04/2008